« Un écrivain peut raconter tout ce qui lui passe par la tête à condition que le lecteur y croie. Le signe que ça va marcher, c’est quand l’écrivain y croit lui-même. »

-Gabriel Garcia Marquez

IMG_0399_recQui suis-je? Comment? Pourquoi?
Je suis né à Montréal et j’ai décidé de devenir écrivain à l’adolescence. Pendant longtemps, je suis demeuré à un niveau très moyen, le niveau d’un écrivain amateur. La vie m’a mené à Stockholm, où j’ai passé cinq ans. Les écrivains scandinaves m’ont beaucoup appris, et particulièrement Göran Hägg et son Författarskolan, un recueil de secrets littéraires. Leur exemple a transformé ma manière d’écrire et m’a fait monter de plusieurs niveaux, mais ça m’a pris des années à comprendre comment faire. J’ai eu de la misère à assimiler leur approche. Je l’applique maintenant à notre univers québécois. Les gens qui aiment mes romans vantent mes histoires prenantes et mon écriture fluide. Je tente de les imprégner de la beauté de la vie et de son mystère. Mon premier roman, Sonate en fou mineur, a été finaliste au prix de la relève Archambault.

« On écrit pour créer les romans qu’on voudrait lire. On les cherche, on s’exaspère de ne pas les trouver, on y rêve, on finit pas les faire. »

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« Pour devenir écrivain, il faut : lire, écrire, réfléchir sur ce qu’on a lu et réfléchir sur ce qu’on a écrit. Un jour, on réalise qu’on y est arrivé. Ça prend dix mille heures selon certain, un million de mots selon d’autres. »

« Il faut aller ailleurs pour se trouver. C’est en vivant ailleurs qu’on découvre ses racines, quand on se réveille à quatre heures du matin parce que quelque chose nous manque. Et cette chose qui nous manque est toujours une surprise. On n’avait pas réalisé avant comme elle était importante. »

« Les bons jours, je me dis que je suis déterminé. Les mauvais jours, je me dis que je suis têtu. Évidemment, c’est exactement la même chose. C’est juste mon moral qui change. »

« Mes doutes et mon sens critique se réveillent plusieurs heures après mon imagination. C’est pour ça que j’écris le matin. »

« Lire un bon roman, c’est voir le monde à travers les yeux d’un autre. L’espace d’une histoire, on devient psychopathe ou sorcier, kapo nazi, juif persécuté, lesbienne malheureuse ou prêtre sadique. Ça aide à comprendre les autres. Lire donne de l’empathie. L’intelligence est un muscle et lire en augmente la flexibilité. »

« Comme les vrais passionnés, je fonce. Ou alors, je m’effondre. »

« J’ai plus appris en cinq ans à Stockholm que dans toutes mes études universitaires, comme homme et comme écrivain. »