« Det finns ingenting som gör rättänkande svenskar så upprörda som böcker om berättarteknik. »

– Göran Hägg

 

IMG_0399_recJe suis né à Montréal et j’ai décidé de devenir écrivain à l’adolescence. Pendant longtemps, je suis demeuré à un niveau très moyen, le niveau d’un amateur. Malgré mes efforts, je ne parvenais pas à m’élever.

La vie m’a mené à Stockholm, où j’ai appris le suédois et passé plusieurs années. Les maîtres scandinaves m’ont beaucoup appris, et particulièrement Göran Hägg et Författarskolan, un recueil de stratégies pour fiction que tous les écrivains suédois ont lu, même s’ils n’en parlent pas souvent. Leur enseignement a transformé ma manière d’écrire, mais ça m’a pris des années à comprendre comment faire.

De retour au Québec, j’applique cette approche nordiskt à notre univers si particulier. À ma connaissance, je suis le seul à faire ça.

Ayant vécu à l’étranger, j’ai changé, tout en restant le même.

Un écrivain doit avoir du talent, avoir vécu, aimer s’amuser… et il doit maîtriser les procédés de son art. Sans cette maîtrise, ses romans vont s’effondrer. Excellents pendant quelques pages, pourris ensuite.

Un bon roman, c’est comme l’escalade d’une montagne : les événements se succèdent, les surprises, les émotions… tandis que le lecteur s’élève. Un vrai bon roman nous mène à des sommets. Le voyage peut être un plaisir.

Beaucoup de romans intelligents ont un côté ennuyant. La plupart des romans amusants ne sont pas si intelligents, mais visent en bas de la ceinture. J’essaie d’écrire des romans intelligents et amusants.

Mon premier roman, Sonate en fou mineur, a été finaliste au prix de la relève Archambault. Une réaction que j’ai souvent entendue est: « je suis surpris, j’aime ça ».

 

« Soyez régulier et ordonné dans votre vie, afin que vous puissiez être violent et original dans votre travail. »

-Gustave Flaubert

 

« Un écrivain peut raconter tout ce qui lui passe par la tête à condition que le lecteur y croie. Le signe que ça fonctionne, c’est quand l’écrivain y croit lui-même. »stockholm3[1]

-Gabriel Garcia Marquez
« Ne t’en fais pas. Tu as toujours écrit jusqu’à présent, et tu continueras. Ce qu’il faut c’est écrire une seule phrase vraie. Écris la phrase la plus vraie que tu connaisses. »
-Ernest Hemingway

« Je me sentais vraiment comme un enfant avec une boîte de crayons de couleur. »

-Truman Capote